ECOLE D'AUTREFOIS
Qu’il est doux de se retourner vers le passé et de songer avec nostalgie à nos rentrées scolaires, à nos premiers instituteurs, au tableau noir sur lequel nous avons appris à tracer, d’un doigt hésitant, les lettres de notre prénom, à l’estrade, prés du bureau du maître ou de la maîtresse où nous avons récité d’une voix tremblante nos premiers poèmes. Nos cartables en cuir, souvent usés par nos grands frères et sœur, étaient déjà trop lourds et regorgeaient, à coté du livre de lecture et du cahier du soir, de la trousse ou du plumier, de la règle en bois,, de trésors qu’on dévoilera aux copains à l’heure de la récréation.
Avec leurs tables de bois noir, les encriers de porcelaine, l'encre
violette et les plumes "Sergent Major".
L'instituteur mettait toute sa bonne volonté et son savoir à faire pénétrer les connaissances ardues du français et des trains se croisant à différentes vitesses.
Tous les élèves étaient attentifs car les sanctions ne faisaient jamais plaisir: ne pas jouer à la récréation ou faire des lignes, personne n'était à l'abri, depuis le fils du commerçant aisé
toujours tiré à quatre épingles et souvent tête de classe jusqu'au dernier de la classe, bien placé pendant la saison hivernale près du poêle à charbon qui donnait un peu de chaleur à ces murs
blancs et froids tapissés de la carte des chemins de fer ou des provinces.
Le regard de ce dernier de la classe était intelligent mais il manquait souvent la classe car à la belle saison il fallait garder les vaches pendant une heure ou deux avant la
classe.
Les enfants portaient des blouses et des sabots. Le cartable du maître s'appelait une serviette. Elle était en cuir, comme les cartables des enfants.Les maîtres étaient très sévères : ils pouvaient fouetter les enfants ; ils les ridiculisaient en leur mettant des bonnets d'ânes. En entrant dans la classe, les enfants commençaient par une leçon de morale. Ils montraient leurs mains, et si elles n'étaient pas bien lavées, le maître leur tapait sur les doigts avec une règle. On n'avait pas le droit de poser de questions. On travaillait en silence.Pendant la récréation, les filles jouaient à la corde à sauter et à la marelle. Les garçons jouaient aux billes.
Nous avons découvert la"Communale de Jules Ferry :
la classe 1900 avec ses élèves et le maître, le mini
réfectoire, le préau et ses jeux, mais aussi le logement de l'institutrice, sans oublier la pièce dortoir qui hébergeait les gamins les soirs d'hiver trop rigoureux.
Nous avons fait une page d'écriture.
Cette rétrospective complète de l'Ecole de la 3ème république est aussi l'histoire d'une époque et d'une région avec leurs us et coutumes.
L'école du début du siècle, que de souvenirs...
Ouverture : Tous les jours, du 1er juin au 30 septembre, de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h.
Toutes les vacances scolaires de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h. Tous les week-ends, jours fériés et ponts de 14 h à 19 h, sauf les mois de novembre, décembre et janvier.
Ouverture exceptionnelle pour le 11 novembre. Toute l'année, accueil de groupes sur rendez-vous. Période de fermeture les trois premières semaines de janvier.
Ecoles en 1900
A l'époque, les écoles étaient publiques. Pendant la journée, les enfants faisaient de l'aritméthique, de la dictée, de l'analyse, de la géographie, de l'histoire et des sciences naturelles. Après la récréation, les élèves faisaient du dessin : on observait puis l'on dessinait des objets, des feuilles d'arbres, des fruits... Les filles apprenaient la couture et le tricot. Les garçons faisaient du travail manuel. Celles et ceux qui parlaient étaient punis : copier des lignes ou le verbe "parler” à conjuguer. Chaque matin, quand les enfants entraient en classe, ils se mettaient à genoux et faisaient une prière. Ils recommençaient l'après-midi et le soir. Les devoirs à la maison étaient nombreux. On pouvait être plus d'une quarantaine dans la même classe.
Il n'y avait pas de cantine ; quand les familles habitaient loin, les enfants mangeaient à l'école : l'été sous le préau et l'hiver autour du poêle. En 1900, les écoles n'étaient pas mixtes. Les cours étaient séparées par un mur : une pour les filles et une pour les garçons. On allait à l'école primaire à partir 7 ans. Vers l2 ou 13ans, on passait un examen qui s'appelait le certificat d 'étude. Ensuite, certains enfants allaient en apprentissage pour apprendre un métier. Très peu entraient au lycée et beaucoup restaient à la maison pour aider leurs parents.
Les cartables étaient en cuir avec des bretelles. On les portait sur le dos pour se tenir bien droit. Les familles qui n'étaient pas assez riches, fabriquaient elles même le sac avec de la toile épaisse : c'était une musette.
La salle de classe
Les classes étaient sombres et n'avaient pas de décorations, même pour Noël. Le bureau se trouvait sur une estrade en bois. Les vitres étaient parfois blanchies pour être opaques : les écoliers ne devaient pas regarder dehors pour ne pas être distraits dans leur travail. De nombreuses classes étaient éclairées avec des lampes à pétrole. Pour se chauffer, il y avait un petit poêle à bois au milieu de la classe. Chaque enfant apportait une bûche. Le matin, la maîtresse ou une grande élève allumait le feu. Le soir, il fallait balayer. La classe était équipée de pupitres en bois. En soulevant le couvercle, on pouvait ranger les livres et les cahiers. Les crayons, les plumes et les gommes étaient soigneusement placés dans un plumier en bois. Le stylo bille n'existait pas.
Les vêtements
Les enfants venaient à l'école avec des sabots remplis de paille ou chaussés de galoches (des souliers montants en cuir avec des semelles en bois). Sabots et galoches avaient souvent la semelle cloutée pour durer plus longtemps. C'était bruyant lorsqu'on marchait ! Presque tous les écoliers portaient une blouse noire boutonnée dans le dos ou sur le côté. Les fermetures éclairs n'existaient pas ! Les filles ne mettaient ni de pantalons, ni de collants. Les garçons avaient des culottes courtes à bretelles qui leur arrivaient aux genoux. Ils avaient très souvent un béret sur la tête.