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Dans l'Evangile selon Saint-Luc, lorsque le Christ est né, la Vierge Marie a emmailloté et couché son enfant dans une mangeoire pour bestiaux, appelée crèche.
Aujourd'hui on appelle également crèche les figurines mettant en scène la Nativité, pendant les fêtes de Noël.
Au IIIè siècle, des chrétiens ont vénéré une crèche dans une grotte de Bethléem, censée être le lieu-témoin originel de la naissance du Christ.
A Prague en 1562, les jésuites réalisèrent des crèches d'églises pour attiser la foi des fidèles.
Les figurines, sculptées en terre cuite puis peintes, sont d'abord grandeur nature.
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Les crèches semblables à celles que nous avons aujourd'hui sont apparues dans les églises au XVIè siècle, en Italie notamment.
Au XVIIè siècle, pendant la Contre Réforme, les crèches délaissent les églises pour ornementer les riches demeures aristocratiques de style baroque, comme à Naples.
Du XVIIIè au XIXè siècle, on en commande depuis toute l'Europe, pour leur raffinement et leur richesse.
Composition d'une crèche napolitaine :
trois évènements apparaissent
la Nativité l'annonce des Anges aux bergers les convives (dont les représentations
peuvent varier)
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On place généralement Marie, Joseph et le Christ sous des ruines d'un temple romain, symbolisant l'abolition du monde antique face à l'avènement de
Jésus.
Les convives peuvent être des personnes attablées à une auberge, des marchands, des musiciens,etc. Une multitude de situations sont représentées.
Des animaux domestiques viennent également ajouter à la reconstitution de cette scène de Nativité, comme l'âne ou le boeuf, l'enfant Jésus ayant vu le jour dans
une étable.
Les statuettes de ces crèches sont appelées "pastori" (de pastor, berger) et sont moins grandes (10 à 35 centimètres) que les figurines des crèches
d'églises.
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De Naples, la tradition s'est étendue vers Marseille, d'étroits rapports commerciaux reliant la France et les ports italiens depuis plusieurs siècles.
La crèche française, plus précisément provençale, était beaucoup plus rustique et sobre que la napolitaine.
Composition d'une crèche provençale :
dans une grotte ou une étable, on représente
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la Sainte Famille (Marie, Joseph et Jésus) les trois Rois Mages (Gaspard, Melchior et Balthazar) parés de
vêtements bibliques l'étoile d'Orient, qui les a guidés vers la crèche des gens du petit peuple venus
honorer le nouveau-né couché dans la mangeoire autour, la campagne et ses bergers... Les cyprès et le ruisseau sont un plus!
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Ces statuettes sont appelées "santons" (petits saints) et gardent leurs costumes provencaux traditionnels. Les premiers santons datent de
la fin du XVIIIè siècle. En argile, ils sont peu onéreux, en bois ou en cire, ils sont plus élégants. Gitans, musiciens, marchands, curés, maires, boulangers, gardes-champêtres, etc...
: on y trouve tout un anachronisme.
Les créateurs de ces figurines sont des santonniers. Après élaboration d'un premier personnage original, l'artisan
s'en sert de modèle pour fabriquer un moule en plâtre. Ensuite le santonnier place de l'argile entre les deux moitiés du moule et presse fortement. Ensuite il le paufine et le laisser
sécher. Certains les font cuire afin de les rendre moins fragiles. Puis les statuettes sont peintes avec de belles couleurs vives, et parfois habillées avec des étoffes.
La production de santons s'est accrue pendant la Révolution, où les crèches d'églises et les messes de Minuit étaient prohibées. De nombreux particuliers ont alors
ouvert des crèches "publiques", qu'ils installèrent chez eux. Depuis deux siècles, la production de santons n'a pas tellement évolué.
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